Réflexion poétique
Force ou puissance ?
Force ou puissance, ou quand la vulnérabilité « chatouille le muscle viriliste » des « grands » de ce monde.
Faut-il que je sois pris en flagrant délit de vulnérabilité ?
Au pas !
Cette insignifiance qui me hante de si longue date frappe à la porte.
Au pas !
Sans tarder mon corps musculeux lui barre la route.
Au pas !
La voilà qui passe par la fenêtre. La peur au ventre, je la boxe et l’éjecte.
Au pas !
Provisoirement, elle se détourne de moi, et pourtant l’angoisse reste.
Au pas !
Qu’on ne m’y reprenne plus à ce délit de faiblesse !
Au pas !
Saurai-je un jour de quelle partie de moi-même je ne peux soutenir le regard éploré ?
Au pas !
Que cette larme roule sur mon anatomie desséchée et je serais honni pour l’éternité…
… ou pas ?
L’ambition politique nourrie d’esprit de revanche et de culte de la personnalité a besoin de force pour s’imposer.
Si la force est une tension, une aspiration à (se) dominer, de quelle faille narcissique est-elle le nom ?
La puissance, elle, advient au service d’un destin, d’une cause plus grande.
Elle n’est ni démonstration, ni crispation.
Elle est.
Tranquille, curieuse de ses doutes, du monde et de l’autre, elle semble tutoyer la détermination, le contentement et savourer le bonheur d’être vivant pour porter une cause plus grande qu’elle.
Nelson Mandela, Simone Veil, Marc-Aurèle, Gandhi, Jeanne d’Arc, Elizabeth 1, Robert Badinter, Louise Michel, Charles De Gaulle… toutes et tous nous rappellent que l’histoire fait quelquefois cadeau d’incarnations puissantes dans la sphère du politique.
« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » aimait à rappeler l’astrophysicien Hubert Reeves.
L’espoir est donc permis !
Alex Febo